Arquivos diarios: 28/03/2022

O “BANCO MEDICI”

O primeiro a dedicar-se ao negócio da banca internacional foi Xoán, que em 1397 fundou o “Banco Medici”, que os seus filhos haveriam de transformar num dos mais importântes do Renascimento. Todavia, este negócio sempre representou para os Medici um difícil dilema moral. Fervorosos católicos como eram, a Igrexa considerou durante pouco mais de mil anos que emprestar dinheiro com usura -isto é, cobrando xuros- era um pecado mortal. Tal situaçón pecaminosa levou a que os Medici, acima de tudo, sexam recordados, xunto da Igrexa católica, como os grandes mecenas do Resurximento. De facto, a progressiva secularizaçón da arte renascentista é em grande medida fruto desta nova fornada de patronos de artistas, de humanistas e de cientistas. No fundo, o propósito destes novos ricos mecenas era principalmente apaziguar o seu peso de consciência promovendo a cultura e, ainda, “comprar” a salvaçón eterna que uns papas tán ambiciosos quán necessitados de capital para manter o seu nível de vida e as suas dispendiosas aventuras militares, tinham posto à venda. Non era por acaso que os libros de contabilidade dos Medici tinham o muito significativo cabeçalho de “Em nome de Deus e do lucro”. E, de facto, os Medici imaxinavam-se a si mesmos como os “Reis Magos”, na sua condiçón de ricos e piedosos, embora, em vez de mirra ou incenso, tenham pago com o seu ouro conventos inteiros para a Igrexa.

IGNACIO ITURRALDE BLANCO

LE GORILLE

C’est à travers de larges grilles,

Que les femelles du canton,

Contemplaient un puissant gorille,

Sans souci du qu’en-dira-t-on;

Avec impudeur, ces commères

Lorgnaient même un endroit précis

Que, rigoureusement ma mère

M’a défendu dénommer ici…

Gare au gorille!…

.

Tout à coup, la prise bien close,

Où vivait le bel animal,

S’ouvre on ne sait pourquoi (je suppose

Qu’on avait du la fermer mal);

Le singe, en sortant de sa cage

Dit “c’est aujourd’hui que je le perds!”

Il parlait de son pucelage,

Vous avez deviné, j’espère!

Gare au gorille!…

.

Le patron de la ménagerie

Criait, éperdu: “Nom de nom!

C’est assommant car le gorille

N’a jamais connu de guenon!”

Dès que la féminine engeance

Sut que le singe était puceau,

Au lieu de profiter de la chance

Elle fit feu des deux fuseaux!

Gare au gorille!…

.

Celles là même qui, naguère,

Le couvaient d’un oeil décidé,

Fuirent, prouvant qu’elles n’avaient guère

De la suite dans les idées;

D’autant plus vaine était leur crainte,

Que le gorille est un luron

Supérieur à l’homme dans l’étreinte,

Bien des femmes vous le diront!

Gare au gorille!…

.

Tout le monde se précipite

Hors d’atteinte du singe en rut,

Sauf une vielle décrépite

Et un jeune juge en bois brut;

Voyant que toutes se dérobent,

Le quadrumane accéléra

Son dandinement vers les robes

De la vielle et du magistrat!

Gare au gorille!…

.

“Bah! soupirait la centaire,

Qu’on puisse encore me désirer,

Ce serait extraordinaire,

Et, pour tout dire, inespéré!”

Le juge pensait, impassible,

“Qu’on me prenne pour une guenon,

C’est complètement impossible…”

La suite lui prouva que non!

Gare au gorille!…

.

Supposez que l’un de vous puisse être,

Comme le singe, obligé de

Violer un juge ou une ancêtre,

Lequel choisirait-il des deux?

Qu’une alternative pareille,

Un de ces quatres jours, m’échoie,

C’est, j’en suis convaincu, la vielle

Qui sera l’objet de mon choix!

Gare au gorille!…

.

Mais, par malheur, si le gorille

Aux jeux de l’amour vaut son prix,

On sait qu’en revanche il ne brille

Ni par le goût, ni par l’esprit.

Lors, au lieu d’opter pour la vielle,

Comme aurait fait n’importe qui,

Il saisit le juge à l’oreille

Et l’entraîna dans un maquis!

Gore au gorille!…

.

La suite serait délectable,

Malheureusement, je ne peux

Pas la dire, et c’est regrettable,

Ça nous aurait fait rire un peu;

Car le juge, au moment suprême,

Criait: “Maman!”, pleurait beaucoup,

Comme l’homme auquel, le jour même,

Il avait fait trancher le cou.

Gare au gorille!…

.

GEORGES BRASSENS